Vous êtes nombreux à arriver en consultation en me disant : « Je sens bien qu’il y a quelque chose, mais je ne sais pas quoi. »

Alors, c’est parti ! Mettons des mots sur les signes comportementaux que vous pouvez observer, sans poser d’étiquette, sans dramatiser, et surtout sans vous culpabiliser. Il s’inscrit dans une démarche d’observation quotidienne, conforme aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles (HAS).

 

Il se lève souvent, gigote, touche à tout, se balance sur sa chaise… Même lors des moments calmes, son corps continue de s’exprimer.

= Beaucoup d’enfants ont du mal à moduler leur activité motrice selon le contexte, même quand on leur demande de rester calme.

 

Peut-être remarquez-vous qu’il commence des tâches sans les finir, qu’il oublie les consignes, qu’il semble ailleurs quand vous lui parlez.

Et pourtant… il peut rester concentré très longtemps sur ce qui le passionne.

= Cette fluctuence de l’attention selon les situations peut dérouter, ce n’est pas un manque de volonté.

 

Peut-être répond-il avant que vous ayez fini de poser votre question, coupe la parole, agit sans réfléchir, ou se met facilement en colère.

= L’impulsivité n’est pas un manque de respect ni un choix délibéré. C’est souvent une difficulté à freiner ses réactions.

 

Vous remarquez peut-être des colères fréquentes, une frustration difficile à tolérer, ou des passages rapides du rire aux larmes.

= Il s’agit le plus souvent d’une difficulté de régulation émotionnelle.

 

Vous vous sentez épuisé : répéter sans cesse, avoir l’impression de ne jamais y arriver, douter, culpabiliser.

= Ce n’est pas un échec parental. C’est un signal qu’un ajustement ou un soutien pourrait aider.

 

Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, ces comportements ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à un trouble ou à un diagnostic. Ils indiquent avant tout un fonctionnement particulier qui peut bénéficier d’adaptations et d’accompagnement.

 

Avant toute démarche diagnostique, il est recommandé d’observer les situations où les difficultés apparaissent, de noter ce qui aide ou apaise, de comprendre le contexte (fatigue, exigences scolaires, environnement).

= Mettre du sens avant de mettre un mot.

 

Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, VOUS N’ÊTES NI SEUL, NI EN RETARD, NI MAUVAIS PARENT.

Comprendre le fonctionnement de votre enfant est souvent le premier pas vers plus d’apaisement pour lui ET pour vous.